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Le théâtre d’improvisation est présenté au public de divers manières, que l’on nomme souvent des concepts ou formats, le plus connu est surement le match d’improvisation, ou deux équipes s’affrontent encadrées par un arbitre qui se fait huer. Mais de nombreuses troupes d’impro proposent d’autres formats comme les suites de petits formats (short-form) d'une dizaine de minutes chacun ou les formes longues (long-form) qui se définissent par le développement d’une histoire qui dure au minimum 45 minutes. Bref, à partir de là, chaque troupe fait sont mic-mac … Développons plutôt les bases qui seront présent dans tout les type d'impro et pourquoi pas aussi, dans la vie de tout les jours.


Voici les 4 piliers de l'improvisation théâtrale :


La confiance


La confiance c'est savoir que ce que l'on fait et dit est bien reçu par nos partenaires de jeu, le personnage peut le prendre de la manière qu'il veut, la confiance se situe entre les joueurs.
Ne pas confondre l’amitié et la confiance : on peut jouer avec un parfait inconnu et avoir confiance pendant l’impro. Chacun respecte la même règle du jeu, autrement dit, il s’agit d’une parenthèse dans le monde réel, pendant laquelle chacun suis le cadre, souvent implicite, de l'impro, ce qui n’exclut pas la malice et le cabotinage.

Une bonne pratique est de faire un tour de table de consentement en début de séance ou de représentation pour clarifier les limites physiques et thématiques de chacun. Il est aussi important de nommer un ou les événements qui ont été susceptible de briser la confiance après une improvisation en entrainement.

Voir les exercices sur la confiance ici.


Le lâcher prise

Le travail « intellectuel » de réflexion doit laisser la place à l’intuition et la spontanéité. L’entrainement a eu lieu avant lors des ateliers, des exercices d’échauffement et dans la vie de tous les jours. Pendant l’impro, on ouvre les vannes de l’imaginaire sans pudeur, ni retenue. C’est pourquoi c’est un travail de longue haleine de laisser la part de soi qui ne s’exprime jamais se découvrir aux autres.

L’intuition est une forme d’intelligence qui a intégré la logique, l’imagination, la créativité et qui prend des raccourcis pour s’exprimer  en impro, réfléchir c’est risquer de faire remonter aussi tous ses blocages.

Voir les exercices le lâcher prise ici.


L’écoute et la réactivité

Sur scène, il faut être à l’écoute des autres. Des mots, des gestes, de l’ambiance… C’est nécessaire pour pouvoir réagir, communiquer, et surtout comprendre l’enjeu de la scène. L’improvisation se joue dans l’instant présent.

Voir les exercices sur l’écoute ici.


L’imagination

Tout le monde a de l’imagination, il faut juste se faire confiance, parfois il suffit de proposer quelque chose de simple pour faire avancer une histoire. L’imagination est un muscle, plus il est stimulé, plus vous aurez de la créativité !

Voir les exercices sur l’imagination ici.

 




Les règles et techniques générales de l'improvisation

Il y a aussi des mécanismes que l’on doit prendre en compte lors d’une improvisation. Ces règles aide à la compréhension (pour les autres joueurs et le public) et au déroulement de l’impro.

  • La prime action ou la plateforme – Qui ? / Quoi ? / Ou ?

    La scène devient le monde le temps de l’impro. Ce monde est rempli de bruits, de meubles, de nature, de gens. Si vous voulez toucher le public, il doit savoir où il est. Les acteurs doivent situer l’action le plus rapidement possible. C’est dans la prime action (première séquence de jeu) que l’on doit valider le contexte (Qui ? / Quoi ? / Ou ?), même caricaturalement, en faisant attention aux autres comédiens, que cela soit voulu par les acteurs et non subi. Le public est intelligent, il comprend facilement la plus petite indication.
  • Ne jamais dire non

    Dès qu’un participant refuse la proposition d’un autre, l’histoire risque de se bloquer ou d’hésiter et le tempo de l’improvisation sera brisé. Dans le cas où un participant est vraiment gêné par une proposition, il doit néanmoins se respecter et peut tenter de la détourner ou de la remplacer par une contre-proposition immédiate. Il doit toutefois avoir conscience que, même dans ce cas, le participant qui avait émis la première proposition risque d’être désarçonné ou frustré.
  • Donner un sens

    La raison d’être de la scène. Ce pourquoi l’on regarde la scène. Ce que « font » les personnages sur scène. C’est souvent le coaching qui donne les prémices, ensuite c’est le joueur qui construit. Dans une impro il y a forcément un « leader » celui qui impulse la scène et son dynamisme. Ce leader peut changer au cours de l’histoire. Trop de leaders en même temps et c’est le risque de cafouillage.
  • Prendre et donner : le leadership

    Il faut accepter de donner (la parole, l’attention, la vedette…). Il faut aussi accepter de prendre, sinon on est inutile sur scène. Il ne faut pas avoir peur de prendre le leadership de l’impro, c’est à dire la diriger, la mener, à condition d’avoir des idées et d’écouter !
  •  Placer la voix et le geste

    Clarté, articulation, prononciation…et modulation au service du sens des paroles, à combiner avec…le silence.
    Inutile d’être sur scène si on ne vous entend pas !!
  • La construction narrative

    L’histoire est souvent l’un des éléments importants d’une improvisation réussie, surtout pour les moyens et grands formats. Les joueurs d’impro ont parfois tendance à oublier de construire une histoire solide, ce qui débouche sur des scènes ennuyeuses. Depuis l’origine des contes, du théâtre et de toutes les formes de récits, on peut constater que le « squelette » d’une histoire captivante comprend trois éléments de base :
    – Le début (installation du lieu et du contexte)
    – Le conflit, (problème, dilemme ou toute autre situation amenant une tension)
    – La résolution de la tension (souvent appelée « catharsis » ou « dénouement »).
    Un évènement improbable et inattendu, voire même illogique (flash-back par exemple) peut parfois créer une surprise bienvenue dans un scénario trop linéaire. Mais les improvisateurs doivent garder à l’esprit que ce type de montage peut gêner la compréhension et amener les spectateurs à se désintéresser de l’histoire. La problématique originale de l’histoire ne doit pas être perdu. Le rythme est également important, le conflit ne doit pas être réglé trop tôt ni trop tard. La tension doit monter progressivement et le plus haut possible avant de trouver son issue. Remarque : le « début » d’une improvisation ne correspond pas nécessairement au début du spectacle ; l’impro peut facilement commencer au beau milieu d’un événement excitant, mis en place pour « chauffer » le public et les acteurs.
  • Le jeu d’acteur

    Il est plus facile pour l’improvisateur de construire ou de faire évoluer l’histoire, lorsqu’il est à l’aise avec son personnage. Il arrive d’ailleurs souvent que ce soit le personnage qui guide l’improvisation sans même que l’on s’en rende compte.
    On encourage aussi le joueur à se développer une banque de personnages :
    – Le physique (façon de se déplacer, la posture, les mains)
    – La voix (timbre de voix et façon de s’exprimer)
    – Les tics et manies (exemple : remonter les lunettes sur son nez, se gratter, avoir la bouche toujours entrouverte)
    – Le passé (ce qu’a déjà vécu le personnage)
    – Le caractère et la personnalité.

 

Tout ces principes sont évidemment à relativiser en fonction du contexte, mais c’est une bonne base pour se lancer dans l’impro.
Donc 3, 2, 1 impro !





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